La halle Freyssinet dans le 13°, un ancien entrepôt de la SNCF reconverti, présentait la semaine dernière des oeuvres d'artistes contemporains de tous genres. Ce fut l'occasion de voir des graffeurs dans l'exercice de leur art,
de conjurer ses phobies en faisant grimper des araignées au plafond,
de découvrir des sculptures pétillantes de malice comme ces extincteurs recyclés signés Thiret ...
...et d'admirer des oeuvres originales.
NB:Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ceci n'est pas une oeuvre d'art !
Le métropolitain de Fulgence Bienvenue fête cette année ses cent-dix ans. C'est en effet à l'occasion de l'exposition universelle de 1900 que fut inaugurée, le 19 juillet, la première ligne. Ce moyen de transport révolutionnaire allait au cours des ans désenclaver les arrondissements et la banlieue parisienne.
De la porte de Vincennes à la porte Maillot, le premier métro permit de traverser la capitale d'est en ouest. La ligne 6 reliant la Nation à l'Etoile, l'une des premières réalisées avec un viaduc, date de 1907.
Pour voir le plan avec la chronologie, un clic ICI
"Les questionnements que j'aborde ici sont le hasard, la loi de Dieu, la mort. Le fait aussi qu'à partir d'un certain âge, on a le sentiment de traverser en permanence un champ de mines, on voit les autres mourir autour de soi, alors que, sans raison, on reste, jusqu'au moment où on sautera à son tour. Tel est le sujet de Personnes." (Christian Boltanski)
En pénétrant sous la verrière, le visiteur se heurte à un gigantesque mur de métal rouillé composé de cases numérotées évoquant un columbarium. Un bruit confus de battements sourds emplit l'espace.
En contournant le mur, on découvre ce qui ressemble à un immense cimetière: Le sol est quadrillé de rectangles de vêtements de tous âges, de toutes conditions sociales, comme autant de pierres tombales d'où s'échappent des battements de coeur, tous différents les uns des autres, créant une ambiance sonore et visuelle émouvante, vaguement oppressante et obsédante.
Au centre de la nef, se dresse une montagne de vêtements entassés les uns sur les autres. Une grue actionne une poignée aux serres d'acier rouge qui descend, se balance, hésite et finit par se poser de façon arbitraire pour cueillir sa funeste moisson.
C'est une immersion au coeur même de l'existence à laquelle est convié le visiteur qui déambule dans les allées. C'est aussi une invitation à la réflexion sur le sens de la vie et sur la destinée humaine. C'est enfin une expérience psychologique, visuelle et sonore dont on a bien du mal à se détacher et dont le souvenir vous poursuit longtemps après être sorti de cette bulle. Une bulle ronde et fragile comme l'air, comme la vie, comme laTerre, comme la vie sur Terre...
Si vous ne savez comment occuper ce week-end qui s'annonce bien morose et si vous en avez la possibilité, je vous conseille vivement d'aller voir l'expostion "Maîtres du Nord, tableaux flamands et hollandais du musée des Beaux-arts de Rouen". Elle complète avec bonheur l'exposition de Jacquemart-André ainsi que celle de la Pinacothèque et se tient à l'Institut Néerlandais. Attention, il vous reste peu de temps car elle s'achève demain, 24 janvier!
Vue sur Paris du haut de la tour de l'horloge, gare de Lyon
Il y a tout juste cent ans, en janvier 1910, Paris connut une crue mémorable, conséquence des fortes pluies qui s'abattaient sur la région depuis le mois d'octobre 1909 suivies ce mois-là par d'importantes chutes de neige. 20 000 immeubles touchés et 150 000 habitants sinistrés, le métro, les trains et les usines à l'arrêt...
Voici ce que relatait à l'époque Le Journal des Débats:"Le 17, elle s'annonçait comme sérieuse et le 20 déjà la navigation était interrompue. Dès lors, la montée fut constante. Le 23, le niveau de 1876 était dépassé; le 28, le maximum fut atteint avec la cote suivante dépassant celles des plus hautes crues enrgistrées jusqu'ici: 8 mètres 50 au pont de la Tournelle. Le surlendemain 30, la baisse se manifesta légèrement et les Parisiens ressentirent un immense soulagement, mais ce ne furent que fluctuations singulières jusqu'au commencement de mars. Ce n'est que le 15 mars que l'on put dire en toute certitude que la Seine était rentrée dans son lit, laissant en banlieue, sur nos berges et nos quais, en cent endroits, d'incalculables ruines."
L'exposition " Paris inondé 1910" qui se tient à la Bibliothèque historique de la ville de Paris retrace cette catastrophe au travers de photos, cartes postales, articles de presse, plans, peintures et dessins, affiches et films. Un clic ici vous permettra de visualiser les images de la crue, classées tout comme l'exposition par thèmes et en cliquant là, vous pourrez localiser sur la carte interactive les ponts de Paris et voir le niveau atteint par la Seine au cours de la fameuse crue du siècle dernier.
Galerie des bibliothèques 22, rue Malher Paris 4°
du mardi au dimanche de 13h à 19h, jusqu'au 28 mars 2010
Et pour connaître les lieux de la capitale où vous aurez les pieds dans l'eau lors de la prochaine crue ( que l'on nous promet plus importante ), voici la carte des zones à risques.
...des Tuileries est une oeuvre en marbre de Comino Giovanni exécutée en 1670. Plus que sa nudité, sa main repliée dans le dos indique qu'il a autre chose à dissimuler aux yeux des curieux...
Vente aux enchères ou vente tarifée, ArtCurial ouvre ses portes et son coeur pour nous en fait voir de toutes les couleurs. J'ai choisi celle du coeur pour faire mon marché virtuel de Noël. Au rez-de-chaussée, des luminaires aux formes variées, parfois kitch, originales ou amusantes...
Ce plafonnier en forme de filet flottant dans l'air, aux gouttes de perles scintillantes , attirait tous les regards
et mon clic clac est tombé dans le piège de ses mailles lumineuses .
Coup de coeur aussi pour les éclairages de Kokoro
et pour cet autre aux ampoules ailées, amusant et poétique à la fois.
La fameuse boîte de soupe Campbells, rendue célèbre par Andy Warhol,
s'est recyclée en lampe de chevet.
Quant à celle-ci, elle m'a d'abord intriguée
puis amusée...
Voyez-vous même ... mais gare au torticolis! (mille excuses, je n'ai pas su redresser la video! ;-)
Un p'tit clin d'oeil dans l'ascenseur qui nous transporte au premier étage
où nous sommes accueillis par ce superbe Minotaure de Rodin.
Voici pêle-mêle quelques oeuvres de la prochaine vente aux enchères,
destinées à enrichir mon musée imaginaire ...et le vôtre aussi, si le coeur vous en dit!
J'ai trouvé ce petit "Village "d' André Lhôte bien sympathique
et "Le port de St Tropez" vu depuis l'atelier de Charles Camoin m'a séduite aussi.
Quand César compresse les Harley Davidson, ça fait très mal ...180 000 à 230 000 euros, l'estimation !
Le Poliakoff m'a plu aussi...Normal, il y a du rouge!
Si je n'apprécie pas les oeuvres de Combas, je dois reconnaître que son travail est très élaboré et puis il ne manque pas d'un certain humour, comme le prouve cette toile intitulée "Cocu Cola". Estimation entre 50 000 et 70 000 euros...
Les céramiques de Picasso ne sont pas ma tasse de thé et si comme le disait Cocteau:" Je préfère l'assaut des pique-assiettes aux assiettes de Picasso", ces deux-là ne m'ont pas déplu!
Très belle, cette statuette d'ivoire décorant un sceptre Kongo!
Surprenant, ce "Couple" en cire de Sophie Dubosc qui m'a évoqué Magritte!
Si j'en avais les moyens, je crois que je craquerais pour ce Zao Wou Ki estimé entre 65 000 et 70 000 euros..!
Avant de terminer ce tour d'horizon de mes acquisitions virtuelles, un coup d'oeil dans ce miroir-photo intitulé "SELF PORTRAIT OF YOU+ME"... (l'avez-vous reconnue? ). Si vous voulez vous payer sa tête, la nôtre ou bien la vôtre, traversez le miroir d'un clic de souris..!
Vous pouvez feuilleter le catalogue ICI et pour ceux qui possèdent une grosse tirelire, la vente a lieu aujourd'hui à 20h...;-)
En traversant les Tuileries à la tombée de la nuit, ce manège éclairé m'a évoqué celui de Ferdinand du Puigaudeau, un peintre de l'école de Pont-Aven. Télescopage spatio-temporel, étrange vision...
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